Thalim

août 232017
 
The Great Cold

Avec The Great Cold arrive inévitablement la question : est-ce du Black Metal ? Les influences du Black dans leur musique sont indéniables. Mais contrairement au son Shoegaze d’un Alcest, The Great Cold envoie le gros son en permanence et conserve une certaine grandiloquence. L’absence de chant fait qu’on ne les classe pas immédiatement dans la case Black Metal, et, de manière totalement paradoxale, la musique de The Great Cold se distingue par un coté très lumineux.

Ce premier album débute très fort avec EOS, il fait dans le grandiose dès les premières notes et il est simplement génial mélodiquement. OREAD fait figure d’exception sur l’album, il démarre sur des riffs lourds et sombres, mais même là, The Great Cold ouvre le morceau à des contrées plus ensoleillées sur le final. Tous les autres morceaux sont de petits bijoux d’inspiration et de richesse mélodique.

Peu importe la case dans laquelle on met The Great Cold, le groupe allemand possède des qualités qui convaincront bon nombre d’amateurs de Post-Rock.


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avr 192017
 
Reset to Zilch

Un groupe malaisien au nom mystérieux, un album au titre étrange A Phantasm; Antithetical et une cover énigmatique, le cocktail nous donne un résultat étonnant par la maturité des compositions et l’efficacité des riffs. Si l’originalité n’est sans doute pas le principal atout de l’album, Reset to Zilch parvient à nous transporter sans fausse note sur toute la longueur de ce A Phantasm; Antithetical. Il s’appuie pour cela sur des influences Metal portées par une belle instrumentation Post-Rock et un grand sens mélodique.


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avr 162017
 
Lo' There

Ce Northern Shore de Lo’ There Do I See My Brother (désormais simplement Lo’ There) est un modèle d’album de nouveau Rock Indé américain patiné de Post-Rock. Il possède quelques « tubes » Rock Indé (You Can’t Take It With You, Twenty Three, At The End Of All Things), sur lesquels le Post-Rock n’est plus qu’une lointaine influence. Le chant est heureusement en net progrès par rapport au précédent album. D’autres titres sont instrumentaux et de son nettement plus Post-Rock (We’re Not Building Pianos, We’re Making Machines, Do Androids Dream of Electric Sheep?). Et étrangement, l’amalgame se fait très bien sur la longueur de l’album.

Lo’ There se cantonne pour l’heure aux States. Mais le groupe a le potentiel pour voir plus grand.


- Le site officiel de Lo’ There

fév 112017
 
Colaris

Colaris est loin de sortir de nul part, ils publient déjà régulièrement depuis 2011. Nexus, paru en juillet 2015, est leur 2ième album.

La musique se fait cette fois un peu plus brutale, tout en bénéficiant toujours d’une instrumentation très élégante. Le groupe garde un son très Post-Rock, en digne représentant de la scène Post-Rock allemande. Nexus regorge de belles mélodies, on mentionnera tout particulièrement Mælstrøm, dont la boucle mélodique est tout à fait hypnotique. On obtient, avec cette richesse, une bonne production et l’expérience de Colaris, un album Post-Rock de belle facture.


- Le site officiel de Colaris

fév 072017
 
Mutiny on the Bounty

Mutiny on the Bounty, le groupe le plus hype du Post-Rock ? Digital Tropics, le dernier album des luxembourgeois, ne peut en tout cas que les conforter dans ce titre.

Le groupe affine encore son style en abandonnant complètement le chant et en survitaminant son mélange de Math-Rock et Post-Rock par des rythmes très élevés. Un électro aux sonorités très eighties colore également bien souvent les compositions. Les morceaux sont condensés, avant tout efficaces, souvent fun et toujours taillés pour la scène, une discipline dans laquelle le groupe excelle aussi.


- Le site officiel de Mutiny on the Bounty

déc 222016
 
Compass & Knife

Compass & Knife, groupe de Tacoma (Nord-Ouest des Etats-Unis), a publié fin 2015 The Setting of the Old Sun, un deuxième album une nouvelle fois très intéressant, très bien produit et soutenu par un clip pour le single Drowned in Desire.

Les morceaux de ce The Setting of the Old Sun sont construits un peu comme ceux d’Alcest période Shelter, de belles mélodies éthérées sont soutenues par des nappes de guitares façon Shoegaze, le son se rapprochant parfois du Metal. L’album est globalement de très bonne qualité, mais un titre sort vraiment du lot. Un brin de magie opère sur Drowned in Desire et l’alchimie entre les différentes lignes mélodiques se réalise parfaitement.


- Le site officiel de Compass & Knife